Jordan Bardella, président du Rassemblement National, a fait sensation lors du lancement de la campagne pour les élections européennes 2024 à Marseille. En clashant une conseillère municipale macroniste sur l’absence de drapeau français, il a ravivé les tensions entre le RN et le gouvernement, affirmant que “c’est la France d’abord, l’Europe ensuite”.
Ce meeting, qui a rassemblé de nombreux partisans, a été marqué par un affrontement verbal entre Bardella et Shannon Seban, une élue macroniste. Elle avait critiqué l’absence de drapeau européen sur scène, ce à quoi Bardella a rétorqué avec force, soulignant l’importance de la France au-dessus de tout.
La conseillère, prise de court, a tenté de rectifier le tir en ajoutant un drapeau français à sa biographie sur les réseaux sociaux, mais cela n’a pas suffi à éviter le ridicule. Les internautes se sont rapidement moqués de cette situation, amplifiant le bad buzz autour de son intervention.
Bardella, en pleine campagne, a utilisé cette occasion pour marteler son message : “L’Europe ne peut pas être tranquille tant que la France n’est pas heureuse.” Ce slogan, inspiré de Victor Hugo, résonne particulièrement fort dans le contexte actuel, alors que l’immigration et les normes européennes suscitent des débats passionnés.
Le leader du RN a également critiqué l’Union européenne pour son inefficacité face à l’immigration illégale, ajoutant une couche de tension à son discours déjà incendiaire. Il a affirmé que le Rassemblement National était le seul parti à défendre les intérêts français avant ceux de l’Europe.

La tension entre les deux camps s’est intensifiée, illustrant un fossé grandissant dans la politique française. Bardella a su habilement capter l’attention des médias et des électeurs, renforçant sa position en tant que figure montante de l’extrême droite en France.
Alors que la campagne pour les européennes s’intensifie, cette altercation pourrait avoir des répercussions significatives sur l’électorat. Les partisans du RN se sentent galvanisés, tandis que la macronie doit faire face à des critiques croissantes sur sa gestion des affaires nationales et européennes.
Ce clash met en lumière non seulement les divisions politiques, mais aussi l’importance symbolique du drapeau français dans le discours nationaliste. Bardella a réussi à se positionner comme le champion de la France, défiant ouvertement les valeurs européennes qui, selon lui, nuisent à l’identité nationale.
Les prochaines semaines s’annoncent cruciales pour les deux camps, alors que les élections approchent à grands pas. Les débats autour de l’identité nationale et de l’Europe continueront de dominer l’agenda politique, et Bardella semble prêt à en tirer profit.