La révolte paysanne en France s’intensifie de manière alarmante, alimentée par deux événements récents qui ont exacerbé la colère des agriculteurs. Les tensions montent après une intervention policière violente dans le Gers et des révélations sur les manœuvres gouvernementales concernant l’accord Mercosur. La situation est explosive et pourrait déboucher sur des manifestations massives.
Le 27 décembre, une trentaine d’agriculteurs se sont rassemblés à Hoche, dans le Gers, pour protester. Alors qu’un épendeur de fumier était utilisé, des CRS ont demandé au conducteur de dégager le passage pour un véhicule de secours. Ce qui aurait dû être une intervention ordinaire a dégénéré lorsque des policiers ont braqué leurs armes sur l’agriculteur, provoquant une onde de choc parmi les manifestants.
La Coordination Rurale du Gers a dénoncé cet acte comme « l’irréparable » et a appelé à des excuses officielles du gouvernement. Le président de la chambre d’agriculture a également exprimé son indignation face à l’utilisation disproportionnée de la force. Les agriculteurs, choqués, craignent que cette escalade ne préfigure des répressions futures lors de manifestations pacifiques.

Parallèlement, des révélations sur le plan du gouvernement pour faire accepter l’accord Mercosur aux agriculteurs français ont intensifié la colère. Le Point a révélé que le gouvernement français, en collaboration avec la Commission européenne, prépare une opération de manipulation pour rassurer les agriculteurs sur les bénéfices de cet accord controversé. Cette tentative de « réassurance » est perçue comme une manipulation inacceptable.

Les agriculteurs, déjà en colère, voient ces manœuvres comme une trahison de leur souveraineté. La mobilisation se renforce, avec des actions de blocage sur les routes et des manifestations annoncées dans plusieurs régions. Les agriculteurs s’unissent pour faire entendre leurs revendications et dénoncer une politique qu’ils jugent destructrice pour l’agriculture française.

Les appels à la solidarité se multiplient. Des professions comme les taxis, les infirmières, et d’autres groupes sont appelés à rejoindre la lutte des agriculteurs. Les manifestations prévues début janvier s’annoncent massives et pourraient marquer un tournant dans la mobilisation sociale en France.
La situation est tendue et les autorités doivent agir rapidement pour éviter une escalade des violences. Les agriculteurs, déterminés à défendre leur avenir, sont prêts à intensifier leur combat. La France est à un tournant décisif, et la révolte paysanne pourrait bien redéfinir le paysage politique du pays dans les mois à venir.
