Anne-Sophie Lapix, journaliste emblématique de France 2, a été licenciée après avoir posé une question dérangeante au gouvernement, déclenchant une onde de choc dans le paysage médiatique français. Ce départ soulève des inquiétudes sur la liberté de la presse en France, un pays qui se vante d’être une démocratie modèle.
Le licenciement d’Anne-Sophie Lapix n’est pas seulement une perte pour le journalisme, c’est un signal alarmant pour la démocratie. La journaliste, connue pour son franc-parler, a été écartée après avoir mis mal à l’aise le gouvernement avec une question directe sur les élections pendant la pandémie de Covid-19.
Cette question, qui a provoqué la colère du Premier ministre Édouard Philippe, a marqué un tournant. Lapix a osé demander si le gouvernement savait à l’avance que les élections ne pourraient se tenir en toute sécurité. Sa franchise a coûté cher, entraînant son éviction du journal de 20h.
Le climat médiatique en France s’assombrit. Emmanuel Macron a évité France 2, préférant des chaînes plus dociles comme TF1. Lapix, qui a osé défier le pouvoir, est devenue une cible. Son licenciement est perçu comme une exécution politique orchestrée par Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, proche du président.
Le départ de Lapix soulève des questions fondamentales sur la liberté de la presse. Si une journaliste chevronnée peut être licenciée pour avoir posé une question difficile, qu’en est-il des autres journalistes ? Qui osera s’exprimer librement sans craindre pour sa carrière ?

La situation est alarmante. La France, qui se veut le bastion de la liberté, voit son indépendance menacée. Les journalistes sont de plus en plus muselés, et le silence s’installe. Quand la vérité est étouffée, la démocratie elle-même est en danger.
La nomination de Caroline Rou, une journaliste plus conciliante, à la place de Lapix, souligne cette tendance inquiétante. Rou, perçue comme moins provocante, correspond aux attentes de ceux qui dirigent les médias. Ce changement n’est pas qu’une question de personnel, c’est une question de principe.
Le licenciement d’Anne-Sophie Lapix est un appel à l’action. Les citoyens doivent se lever pour défendre la liberté d’expression et le journalisme d’investigation. Si nous restons silencieux, nous risquons de perdre notre voix et notre droit à l’information.
La France doit se rappeler que la démocratie ne peut prospérer sans une presse libre. Si les journalistes sont contraints de se plier aux désirs du pouvoir, la vérité sera perdue. Aujourd’hui, c’est Lapix qui est tombée, mais demain, qui sera le prochain à se taire ?
