Catherine Deneuve, icône du cinéma français, a fait une révélation surprenante sur son mariage avec le photographe David Bailey, cinquante ans après leur divorce. Dans un documentaire poignant, elle évoque la complexité de leur relation, marquée par un malentendu et une jeunesse trop vibrante pour être comprise.
Lors d’une interview, Deneuve partage son ressenti sur leur union, décrivant comment, malgré l’alchimie initiale, un fossé s’est creusé entre eux. “J’ai gardé le silence pendant cinquante ans”, confie-t-elle, révélant une vérité longtemps enfouie. Ce mariage, qu’elle qualifie de “malentendu fondateur”, a été précipité par une passion intense mais fugace.
Les images d’archives plongent le spectateur dans le Londres des années 1960, où Deneuve, alors jeune actrice, croise Bailey, une star montante. Leur rencontre, à la fois magique et chaotique, est décrite comme une étincelle, mais une étincelle sans réelle compréhension. “Je croyais que l’amour pouvait naître d’une fascination visuelle”, admet-elle.

Leurs carrières respectives, en pleine ascension, les ont éloignés. Deneuve, éblouissante sur les plateaux de tournage européens, se sentait souvent décalée à Londres. “L’Angleterre m’intimidait, David m’intimidait”, avoue-t-elle, soulignant la difficulté d’un mariage construit sur des fondations fragiles.

Le documentaire met en lumière la distance émotionnelle qui s’est installée entre eux, malgré l’absence de conflits ouverts. “On ne se disputait jamais parce que nous n’avions pas le temps de nous décevoir”, explique Deneuve, illustrant la lente érosion de leur intimité.

En 1972, leur divorce apparaît comme une simple formalité, sans drame ni ressentiment. Deneuve souligne qu’ils étaient déjà éloignés avant même la séparation officielle. “Nous sommes restés amis”, conclut-elle, laissant entendre une tendresse persistante malgré les années.
Cette confession, empreinte de mélancolie, offre un éclairage nouveau sur une histoire d’amour emblématique, marquée par la célébrité, la jeunesse et un monde en pleine effervescence. Les mots de Deneuve résonnent comme un écho d’une époque révolue, mais toujours vivante dans la mémoire collective.