Ségolène Royal a confronté en direct Patrick Stéphanini, représentant spécial du ministre de l’Intérieur, lors d’un débat enflammé sur les relations franco-algériennes. Son intervention a révélé des tensions croissantes entre la France et l’Algérie, exacerbées par des accusations d’arrogance et d’irresponsabilité politique.
Dans une allocution percutante, Royal a dénoncé la rhétorique de Marine Le Pen, comparant sa vision des relations avec l’Algérie à celle de Donald Trump avec le Mexique. Elle a qualifié cette approche de “irresponsable”, soulignant l’importance de traiter l’Algérie avec respect, en tant que voisin historique de la France.
La discussion a pris une tournure explosive lorsque Royal a critiqué l’attitude du gouvernement français, appelant à une réconciliation sincère avec Alger. Elle a insisté sur le fait que la France doit reconnaître son passé colonial et ses responsabilités envers l’Algérie, notamment en matière d’immigration et de droits humains.

Stéphanini a tenté de justifier les expulsions d’Algériens en France, mais Royal l’a contredit, affirmant que ces actions ne faisaient qu’alimenter les tensions. Elle a plaidé pour une approche diplomatique, rappelant que de nombreux Algériens contribuent positivement à l’économie française, notamment dans les hôpitaux et les usines.

Les échanges ont mis en lumière l’ampleur de la crise diplomatique actuelle entre Paris et Alger, avec des déclarations du président algérien Tabboune critiquant ouvertement la politique française. Royal a conclu en appelant à un dialogue constructif, avertissant que la situation actuelle pourrait mener à une rupture irréparable.

Cette confrontation en direct a captivé l’attention des médias et du public, révélant une fracture profonde dans les relations franco-algériennes, alors que les deux pays tentent de naviguer dans un passé chargé et un avenir incertain. Les appels à la réconciliation résonnent, mais la route semble semée d’embûches.
