Pierre de Villiers, ancien chef d’état-major des armées, brise enfin le silence. Dans une interview explosive du 11 décembre 2025, il alerte la France : le pays n’est pas prêt face à la montée des menaces, intérieures et extérieures. Il appelle à un réarmement urgent et à une cohésion nationale retrouvée.
Face à Apoline de Malerbe sur BFM TV, Pierre de Villiers livre un message clair et brutal. La paix est fragile, elle ne doit pas être une illusion. La France, dit-il, paie aujourd’hui le prix de décennies de négligence stratégique et d’aveuglement face à un monde redevenu dangereux.
L’ancien général ne mâche pas ses mots : “Seule la force fait reculer la violence.” Un constat alarmant alors que les tensions internationales explosent, la guerre menace aux portes de l’Europe et le terrorisme islamiste radical progresse sur le territoire national.
Il dénonce un désarmement continu et un armement conventionnel insuffisant. La France compte 200 chars, 200 avions et 15 frégates, des chiffres figés depuis une décennie. Malgré un recent effort budgétaire de 6,7 milliards d’euros, le réarmement reste trop partiel face à l’urgence majeure.
Pierre de Villiers insiste sur la nécessité d’une armée forte, non seulement nucléaire mais aussi conventionnelle. Cette armée doit être équipée, logistique et prête à la guerre. “Depuis la chute du mur de Berlin, nous avons perdu cette capacité, il faut la retrouver impérativement,” avertit-il.
Au-delà du matériel, le général met en lumière l’érosion des forces morales du pays. La disparition du service national a affaibli le lien entre la jeunesse et la nation. Il propose son rétablissement, non comme une nostalgie, mais comme un instrument moderne de cohésion sociale et d’unité.
Ce service national, selon lui, réapprendrait aux jeunes Français l’engagement, le respect et la discipline, valeurs essentielles dans un contexte où la violence progresse et où la société souffre d’un profond manque de repères communs. “La liberté implique des devoirs,” martèle-t-il.

La critique contre les décisions politiques est implicite mais incisive. Pierre de Villiers dénonce l’éloignement des centres de décision stratégiques des réalités du terrain militaire. Il appelle à une écoute accrue des professionnels pour construire une stratégie défensive efficace et adaptée.
L’ancien chef d’état-major exhorte la France à conserver son indépendance stratégique. Il met en garde contre une naïveté dangereuse en Europe, rappelant que les grandes puissances assument aujourd’hui la logique de la force. “Les forts attaquent toujours les faibles,” tranche-t-il.
La menace interne est aussi au cœur de ses préoccupations. Il évoque un pays fracturé, “archipel français” aux multiples tensions sociales, économiques et sécuritaires. La montée de la délinquance, le développement des cartels et la radicalisation posent un risque bien réel de guerre civile.
Pierre de Villiers attire l’attention sur l’évolution du terrorisme islamiste radical qui sévit sur le sol national et dans les pays africains voisins. Il alerte sur une situation explosive à laquelle l’État doit répondre avec fermeté pour prévenir des escalades dramatiques.
Il parle également de la crise civilisationnelle qu’il perçoit comme la plus grave de notre époque, soulignant la perte d’identité, la déshumanisation et l’effacement des racines judéo-chrétiennes. Cette crise menace la cohésion du pays et sa capacité à faire face aux défis majeurs.

L’ancien général se réfère aussi aux propos récents de Donald Trump sur l’effacement civilisationnel de l’Europe. Il partage l’idée que l’Europe, et surtout la France, doit retrouver confiance en elle et en son destin, loin des illusions et des fausses sécurités réglementaires.
Son appel final est d’une clarté cristalline : “Si tu veux la paix, prépare la guerre.” Il réclame un réarmement massif et immédiat pour répondre aux exigences du contexte géopolitique actuel. Sans cela, la France s’expose à un danger croissant, signalé mais largement ignoré.
Conscient de la gravité de la situation, Pierre de Villiers ne souhaite pas quitter la parole pour reprendre des fonctions politiques, mais son livre et cette interview sont un cri d’alerte adressé à tous ceux qui construiront l’avenir de la Nation.
L’engagement moral est au cœur de son propos. Il rappelle que les soldats, jeunes et volontaires, sont prêts au sacrifice suprême, mais la Nation doit leur offrir une armée à la hauteur des enjeux, des effectifs renforcés, des équipements modernes et une véritable stratégie de défense.
Ce constat secoue l’opinion publique et les institutions. Le vote massif en faveur du budget supplémentaire pour la défense à l’Assemblée est un premier pas, mais selon lui, il reste largement insuffisant face à la dégradation rapide du contexte international.

Face à l’imprévisible, notamment incarné par la politique américaine et la montée en puissance de la Chine, la France doit garder la tête froide, la lucidité et la force pour défendre sa souveraineté. C’est une question de survie collective qu’il met en avant.
Cette interview du 11 décembre 2025 est un moment historique. Pierre de Villiers éclaire avec acuité les failles actuelles et exhorte la France à retrouver son rang, à relever ses défis militaires et sociaux avec détermination et cohérence.
La France est à un tournant décisif. Le temps n’est plus aux hésitations, ni aux discours rassurants. La Nation doit se mobiliser, se réarmer et se rassembler pour affronter les tempêtes à venir avec courage et dignité.
Enfin, le général termine sur une note d’espoir. Il appelle à une espérance fondée sur la résilience et l’amour du pays, un amour qu’il considère indispensable pour redonner à la France la force de se défendre et de préserver la paix sur son sol et au-delà.
Dans l’urgence absolue de la situation, le message de Pierre de Villiers résonne comme un avertissement majeur pour tous les décideurs et citoyens. Il est temps d’agir sans délai, car l’avenir de la France est en jeu, plus que jamais menacé et fragile.