Pascal Praud a vivement critiqué Yael Braun-Pivet lors d’une émission sur France Inter, la qualifiant de “pas maline” pour avoir accepté une invitation dans ce média avant d’être entendue par une commission d’enquête. Cette situation soulève des questions sur l’intégrité des institutions et la gestion des médias publics.
Dans un échange tendu, Praud a dénoncé le timing de l’intervention de Braun-Pivet, qui a été perçue comme une manœuvre pour influencer l’opinion publique. “C’est l’argent des Français”, a-t-il martelé, pointant du doigt les privilèges des employés de Radio France, notamment leurs 14 semaines de congés payés, alors que la majorité des Français n’en ont que 5.
L’animateur a également critiqué la complicité apparente de France Inter, suggérant que la rédaction n’est pas aussi indépendante qu’elle le prétend. “Il est essentiel que les journalistes commencent à balayer devant leur porte”, a-t-il ajouté, appelant à une plus grande transparence dans les médias publics.
Braun-Pivet, en réponse, a défendu son rôle, affirmant que les commissions d’enquête doivent respecter des règles strictes. Elle a également évoqué la nécessité de maintenir la dignité des travaux parlementaires, tout en insistant sur le fait que parfois, ces enquêtes peuvent être détournées à des fins politiques.
Cependant, Praud n’a pas été convaincu, qualifiant ses arguments de “faux-semblants”. “Il est temps que ces privilégiés commencent à se rendre compte de la réalité des Français”, a-t-il déclaré, soulignant la déconnexion entre les élites politiques et le peuple.

Les tensions entre les différents acteurs politiques et médiatiques s’intensifient alors que les auditions se poursuivent. La situation actuelle pourrait avoir des répercussions importantes sur l’image de Braun-Pivet et sur la crédibilité de l’Assemblée nationale.
Dans ce climat déjà électrique, la question de l’immunité parlementaire de Braun-Pivet pourrait également resurgir, ajoutant une autre couche de complexité à cette affaire. Les prochains développements seront scrutés de près, alors que les enjeux politiques et médiatiques se mêlent dans un contexte de défiance croissante envers les institutions.
Cette controverse met en lumière les tensions sous-jacentes au sein du paysage politique français et soulève des interrogations sur l’avenir de la gouvernance et de la presse. La situation est loin d’être résolue, et les acteurs concernés devront naviguer avec prudence dans cette tempête médiatique.