Une vidéo virale annonçant un faux coup d’État en France a suscité l’indignation d’Emmanuel Macron, qui a dénoncé l’inaction de Facebook. L’auteur de cette vidéo, un jeune de 17 ans, a été retrouvé et a exprimé son regret face à l’ampleur de la situation. Un débat national sur la désinformation s’ouvre.
Emmanuel Macron, lors d’un déplacement à Marseille, a abordé une vidéo alarmante qui a fait le tour des réseaux sociaux, atteignant 12 millions de vues. Ce clip, qui prétendait qu’un colonel avait renversé le gouvernement, a suscité des inquiétudes à l’international, notamment d’un collègue africain.
Le président français a demandé à Facebook de retirer la vidéo, mais la plateforme a refusé, affirmant qu’elle ne violait pas ses règles d’utilisation. Ce refus a exacerbé la colère de Macron, qui a dénoncé le mépris des réseaux sociaux pour la sérénité des débats publics et la souveraineté des démocraties.
L’auteur de la vidéo, contacté par Le Monde, a exprimé son choc face à la réaction massive. Âgé de 17 ans, il a admis avoir créé la vidéo dans l’intention de devenir 𝓿𝒾𝓇𝒶𝓁 et de gagner de l’argent grâce à la publicité. Il a rapidement été dépassé par les conséquences de son acte.
Dans un entretien, il a déclaré : “Je ne voulais pas causer de problèmes. Je vais m’éloigner de la politique.” Après avoir réalisé l’impact de sa vidéo, il a supprimé le contenu et a posté une nouvelle vidéo, cette fois-ci pour promouvoir ses formations sur la création de contenus.

Macron, en réaction, a souligné la nécessité d’une législation stricte contre la désinformation, notamment à l’approche des élections municipales de 2026 et de la présidentielle de 2027. Il a insisté sur l’importance d’un cadre légal pour retirer rapidement les contenus nuisibles.
La situation met en lumière les défis auxquels sont confrontées les démocraties modernes face à la désinformation en ligne. Les déclarations de Macron soulignent une volonté de protéger l’intégrité des débats publics et de la sécurité nationale dans un contexte de tensions croissantes.
La montée de la désinformation sur les réseaux sociaux soulève des questions critiques sur la responsabilité des plateformes et leur rôle dans la préservation de la démocratie. Les prochaines étapes législatives seront cruciales pour déterminer comment la France abordera ce défi urgent.
