Un débat houleux a éclaté après que Mathilde Panot, la chef des députés de La France Insoumise (LFI), a annoncé un projet de désarmement des policiers municipaux et la suppression des systèmes de vidéosurveillance en cas de victoire aux élections municipales de 2026. Cette déclaration a suscité une réaction immédiate et virulente du député du Rassemblement National (RN).
Lors d’une intervention sur PFM TV, Panot a affirmé que ces mesures étaient nécessaires pour réorienter la police municipale vers une approche de proximité, arguant que les caméras de surveillance n’avaient jamais prouvé leur efficacité. Cette position a été perçue comme une menace à la sécurité publique, provoquant une onde de choc dans le paysage politique français.
Les chiffres de l’insécurité en France sont alarmants : 69 % des Français se sentent en insécurité, une hausse de 10 points en dix ans. Les femmes et les personnes âgées sont particulièrement touchées, avec des taux de 75 % et 82 % respectivement. La sécurité est désormais la troisième préoccupation des Français, juste après le pouvoir d’achat et la santé.
Le député RN a dénoncé la France Insoumise comme un parti qui favorise les délinquants et les comportements violents. Selon lui, les politiques de LFI sont dangereuses et mettent en péril la sécurité des citoyens. Il a rappelé que le gouvernement actuel, en échec sur la question de la sécurité, cherche à transférer la responsabilité aux municipalités.
Des sondages récents montrent que 82 % des Français estiment que l’autorité de l’État est de moins en moins respectée. Cette perception alimente la peur dans la population, poussant près d’un quart des Français à éviter certains lieux par crainte d’agression. La déclaration de Panot est donc perçue comme une provocation dans un contexte déjà tendu.

La polémique s’intensifie alors que le gouvernement présente un projet de loi visant à renforcer les pouvoirs des policiers municipaux. Ce projet inclut des mesures pour leur donner plus de prérogatives, comme la saisie d’objets dangereux et l’usage de la vidéosurveillance. Ce tournant montre une volonté de réagir face à l’augmentation de la violence.
Les critiques de LFI continuent de se multiplier, affirmant que leur position sur la sécurité est non seulement irresponsable mais également déconnectée des réalités vécues par les Français. Le débat sur la sécurité publique est plus que jamais au cœur des préoccupations nationales, et les prochaines élections municipales s’annoncent comme un véritable test pour les partis politiques.
En conclusion, la déclaration de Mathilde Panot a suscité une tempête politique, mettant en lumière les divergences profondes entre les partis sur la question cruciale de la sécurité en France. Les citoyens attendent des réponses claires et des actions concrètes pour faire face à l’insécurité grandissante qui les touche au quotidien.
