Louis Boyard, dĂ©putĂ© de La France insoumise, a vivement rĂ©agi face aux accusations lors d’un Ă©change tendu avec Apolline de Malherbe sur BFM TV. Refusant de se plier Ă la pression sur ses liens supposĂ©s avec l’ayatollah KomĂ©, il a clamĂ© haut et fort : « Je ne suis pas en garde Ă vue », dĂ©clenchant une polĂ©mique immĂ©diate.
Au cĹ“ur du dĂ©bat explosif, la guerre Ă Gaza et la mobilisation Ă©tudiante. Boyard dĂ©fend la mobilisation massive des jeunes pour un cessez-le-feu, dĂ©nonçant la passivitĂ© du gouvernement français et l’indiffĂ©rence des mĂ©dias. Il affirme que la majoritĂ© des Français rejette le conflit, mais dĂ©plore l’inaction des autoritĂ©s.
Face aux critiques concernant le soutien indirect de figures controversées comme l’ayatollah Komé, Boyard botte en touche avec ironie, réfutant le parallèle avec Victor Orban, soutien assumé d’Israël. Cette esquive a alimenté un feu croisé de questions sur la sincérité et la cohérence de son engagement politique.
Le député a insisté sur le rôle crucial des étudiants, applaudissant leur courage face à un silence médiatique quasi-total. Il a salué leur lutte comme une réponse citoyenne exemplaire contre ce qu’il qualifie de « premier génocide filmé en direct », évoquant l’horreur des conditions à Gaza.
Apolline de Malherbe a maintenu la pression, rappelant que la présidente du groupe LFI et d’autres membres sont convoqués par la police, accusés sans fondement selon Boyard. Ce dernier a dénoncé une répression politique inquiétante, soulignant le climat tendu qui entoure les opposants au gouvernement.

Le dĂ©bat s’est enflammĂ© sur les contradictions supposĂ©es entre les valeurs dĂ©mocratiques françaises et les alliances internationales, en particulier sur la vente d’armes Ă IsraĂ«l. Boyard a rĂ©clamĂ© l’arrĂŞt immĂ©diat de ces livraisons, dĂ©nonçant l’hypocrisie politique face Ă la souffrance palestinienne.
Louis Boyard a critiquĂ© la couverture mĂ©diatique jugĂ©e insuffisante et biaisĂ©e, rappelant que seuls 30 % des Français font confiance aux mĂ©dias actuels. Il a dĂ©noncĂ© une dĂ©sinformation systĂ©matique qui marginalise les voix dissidentes et minimise l’ampleur de la crise humanitaire Ă Gaza.
Le député a également fait référence aux déclarations récentes de la présidente de la Cour internationale de justice, soulignant que le terme « génocide » reste plausible pour qualifier les actions israéliennes, renforçant ainsi la gravité de la situation sur le plan juridique international.

Boyard a rappelé la mobilisation internationale croissante contre la guerre, citant des manifestations en Europe, en Amérique et ailleurs. Il a appelé à une solidarité accrue, insistant sur le fait que le combat des étudiants français s’inscrit dans un mouvement global pour la paix et la justice.
Au fil de cette confrontation très tendue, Louis Boyard a gardĂ© un ton volontaire et combatif, refusant de se laisser enfermer dans des questions qui, selon lui, esquivent l’essentiel : la demande urgente d’un cessez-le-feu et la fin des violences Ă Gaza.
Cette interview explosive met en lumière les fractures profondes qui traversent la société française sur la question du conflit israélo-palestinien. L’échange entre Boyard et la journaliste a cristallisé toutes les tensions autour des soutiens politiques, des responsabilités internationales et des engagements citoyens.

En conclusion, le député de LFI clame son soutien indéfectible aux étudiants mobilisés. Il les félicite pour leur courage face à une « indifférence déconcertante » et promet de continuer la bataille politique pour que la France cesse de fermer les yeux sur ce qu’il qualifie de « massacre ».
Cette déclaration incendiaire intervient dans un contexte de crise politique et sociale intense, où la question du Proche-Orient divise profondément la classe politique française et une partie de l’opinion publique, exacerbant un débat déjà enfiévré sur les antennes et dans la rue.
L’épisode souligne aussi les défis auxquels sont confrontés les députés de l’opposition, pris entre la volonté d’exprimer une solidarité internationale et la pression constante de la scène médiatique et judiciaire française, qui semble chercher à les délégitimer.
Louis Boyard a conclu en rappelant que « poser des questions » reste un droit fondamental, revendiquant son indépendance face à ce qu’il appelle une instrumentalisation politique. Sa défense a captivé un large auditoire, mais aussi déclenché une controverse qui ne fait que commencer.
