Anne-Sophie Lapix, journaliste emblématique de France 2, a été brutalement écartée de son poste après avoir osé poser une question dérangeante au gouvernement d’Emmanuel Macron. Ce licenciement soulève de graves inquiétudes sur la liberté de la presse en France, où la vérité semble désormais punie.
Lapix, connue pour son franc-parler, a été la cible d’une manœuvre politique après avoir interrogé le Premier ministre Édouard Philippe en mars 2020. Alors que le pays était confiné, elle a demandé si le gouvernement savait que les élections ne pourraient pas se tenir en toute sécurité. Sa question a provoqué une réaction immédiate : Philippe, visiblement déstabilisé, a quitté l’antenne furieux.
Depuis cet incident, Lapix a été mise à l’écart, alors que Macron évitait France 2, la chaîne où elle travaillait, pour se tourner vers des médias jugés plus conciliants. Ce changement de cap a été perçu comme une tentative de contrôler les voix critiques au sein des médias français.
Le licenciement de Lapix est présenté comme un simple changement de direction, mais les observateurs s’accordent à dire qu’il s’agit d’une exécution politique déguisée. Delphine Ernote, présidente de France Télévision, est accusée d’avoir cédé aux pressions de l’Élysée après chaque interview difficile pour le président.
Ce qui est en jeu dépasse le sort d’une seule journaliste. C’est l’avenir de la liberté de la presse en France qui est menacé. Si des journalistes comme Lapix peuvent être licenciés pour avoir posé des questions difficiles, qui osera le faire demain ?

La situation actuelle crée un climat de peur parmi les journalistes. Une démocratie sans presse indépendante est une démocratie en danger. Les citoyens doivent s’inquiéter lorsque les voix dissidentes sont réduites au silence, car cela préfigure une société où la vérité est étouffée.
Lapix a toujours défendu l’idée que le journalisme doit révéler la vérité, même si elle dérange. Aujourd’hui, cette conviction lui a coûté sa carrière. Si nous restons silencieux face à cette injustice, nous risquons de perdre la capacité de questionner les puissants.
Il est impératif que le public se mobilise pour défendre la liberté de la presse. La fin du silence commence par la reconnaissance des dangers que représente le licenciement d’une journaliste pour avoir posé une question. La vérité doit être défendue, sinon nous ne ferons face qu’à la peur et à la censure.
